LES ELECTIONS EN RDC, faut-il y croire?

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Set up de la machine à voter
Bote Shepo

Le processus électoral en RDC évolue dans un climat remplis de beaucoup d’inquiétudes et suscitant plusieurs questions; entre autre celle de savoir si Nanga, le président de la CENI, est prêt à abandonner la machine à voter puisque  la majorité d’opinions, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur  du pays, est contre cette procédure. Aussi nous demandons-nous si l’opposition est prête à aller aux élections avec la machine à voter d’autant plus qu’il s’avère claire que Nanga n’est pas prêts à abandonner la machine à voter.

La plus récente sortie médiatique de Nanga sur RFI révèlait sa détermination à garder sa position, surtout lorsqu’il dit : « mon travail n’est pas de créer la confiance, je suis là pour réaliser les élections ». A ces propos considérés d’arrogant, de méprisant ou de belliqueux par certains politiques congolais de l’opposition les réactions ne se sont pas fait attendre sur Twitter. Martin Fayulu, président de l’ECIDE et candidat aux élections présidentielles, voit dans cette position une intention à organiser « les élections chaotiques plutôt que apaisées que réclament les congolais ». A son tour, le Leader du mouvement citoyen Les Congolais Débout, Mr Sindika Dokolo, raisonne plus catégorique en affirmant qu’ « avec la machine à voter, on nous prépare des élections dont personne, à part la MP, n’acceptera les résultats. Ceux qui continuent d’affaiblir l’Etat en RDC méritent la prison». Le mouvement citoyen LUCHA, quant à elle, ne croit pas à la possibilité des élections libres, transparentes et apaisées avec une CENI qui ne rassure pas ni n’inspire pas confiance. La RDC, selon la LUCHA, va tout droit vers une crise que l’on ne saurait contenir. Et l’UDPS est catégorique, « il n’y aura pas de machines à voter ».

Au regard de cette situation il y a lieu de se demander si les élections en RDC vont réellement se réaliser. Et ceux là qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, continuent à affirmer la tenue des élections en Décembre 2018, ne voient-ils pas toutes ces incohérences d’actions dans le chef des acteurs ?

Le CLC vient d’adresser ce 23 Juin 2018 une lettre d’alerte au président de l’UA avec copies adressées au Secrétaire Général de ONU, au président de la SADEC, de la CEEAC et de la CIRGL qui les met en garde face à la situations politique et au danger que court le pays du fait de la non évolution de celle-ci.

Il est temps de ne plus se voiler la face. Le peuple congolais n’a plus besoin d’entendre des discours politiciens, prometteurs et vides de sens de la part des acteurs et des partenaires d’autant plus que les faits révèlent les signaux clairs d’une descente inévitable vers un gouffre chaotique. Pourquoi ne pas sanctionner directement le pillon clé de cette crise entre autre le président de la CENI, ou même exiger sa démission puisque plusieurs preuves mènent à lui comme élément central de la prévisible crise électorale, surtout qu’il ne fait pas preuve d’indépendance ?

 

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