Lettre ouverte de l’activiste Gloria au Professeur Elikya Mbokolo pour son adhésion au Front Commun pour le Congo(FCC)

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Prof Elikya Mbokolo

Cher Professeur,

Je me permets de vous écrire cette lettre ouverte pour m’adresser à l’historien et au professeur d’université que vous êtes, au sujet de votre adhésion au Front Commun pour le Congo. Pour que tout soit clair dès le départ, je vous reconnais votre liberté et respecte votre engagement personnel. C’est aussi cela la démocratie pour laquelle nous nous battons, nous les jeunes des mouvements citoyens.

Si je vous adresse cette lettre, c’est à un titre particulier: votre aura scientifique a fait de vous une icône et un modèle pour la jeunesse. Mais cette image s’est fracassée ce samedi quand vous avez décidé d’aller à Canossa en signant la charte de l’oppresseur de Kingakati.

Cher Professeur, en tant qu’historien, vous aurez sans doute noté le paradoxe mémorable de cette journée du samedi 14 Juillet 2018: pendant qu’une centaine d’universitaires signaient un Manifeste historique contre le 3ème mandat pour lequel M. Kabila se bat et soumet tout un Peuple en esclavage, vous avez choisi, vous, en ce jour-là, de dévoiler vos accointances avec ce Pouvoir illégitime et décadent. Qu’une icône comme vous s’abaisse à ce point, est déjà choquant et révoltant pour nous, jeunes patriotes engagés dans le combat pour l’alternance, au prix de tant de morts et d’emprisonnements. Mais que vous osiez en plus présenter ce Front des pilleurs du Congo comme une dynamique à suivre et justifier ainsi votre turpitude, voilà qui met le comble à la bêtise et qui discrédite totalement le grand intellectuel que vous êtes.

Je me demande si vous avez écouté l’historien en vous avant cette démarche. Je me demande si vous tirez vos leçons d’histoire pour votre propre vie ou vous le faites uniquement pour les autres. Car, en fait, si vous aviez cette hauteur de vue que confère une connaissance scientifique de l’histoire, vous auriez compris que tous les intellectuels collaborationnistes ont fini par sortir de l’Histoire de l’Humanité pour avoir servi des intérêts égoïstes immédiats.

A propos des intérêts égoïstes, votre adhésion au FCC ne nous étonne pas vraiment. Depuis le dialogue de la Cité de l’Union Africaine, les observateurs attentifs vous savaient en quête d’un poste ministériel fuyant. Ils vous voyaient caresser le Pouvoir de Kabila dans le sens du poil, sans doute pour vous assurer une retraite dorée, au détriment de votre Peuple. Pour vos intérêts, vous avez trahi des millions des jeunes Congolais et africains qui ont cru en vous.

Cher Professeur, chaque homme peut se tromper, fut-il historien et professeur d’université. Mais tomber si bas dans un discours idéologique et démagogique, celui que vous avez tenu pour justifier votre chemin de Canossa, est inexcusable. J’en viens à vos arguments de fond, dans lequel je peine à reconnaître l’intellectuel que vous êtes.
1. Vous prétendez que le Front Commun constitue une démarche de réconciliation nationale. Je crois rêver. L’historien que vous êtes a-t-il oublié le dialogue intercongolais de Sun City d’où est né le consensus national sur lequel la Nation a fondé la Constitution du 18 février 2006 que Kabila est en train de saboter en massacrant des milliers d’innocents à Beni, dans les Kasaïs et même à Kinshasa? Peut-on construire ou consolider une réconciliation nationale en dehors du respect des lois? Peut-on réconcilier une Nation dans l’arbitraire, en emprisonnant des jeunes activistes et tous ceux qui s’opposent au troisième mandat du nouveau “roi du Congo”? Peut-on réconcilier une Nation sous les chars de combat dirigés contre les paisibles citoyens? L’historien que vous êtes a-t-il oublié les fosses communes du Kasaï? L’assassinat de tous ces jeunes dont le seul crime a été de réclamer des élections libres et crédibles? Quand je pense à leur mémoire, j’ai envie de vous dire que vous avez détruit la “Mémoire d’un Continent”.
2. Vous osez prétendre que votre Front Commun poursuit l’objectif du respect de la souveraineté et de l’indépendance du pays. Encore une fois, cher Professeur, vous faites preuve d’une très mauvaise foi qui n’a de commune mesure que votre propension à rejoindre la mangeoire de la Kabilie. L’historien que vous êtes a-t-il oublié que, depuis l’arrivée de l’AFDL, le Congo a perdu la maîtrise de son destin? Que la plupart des postes clé de nos institutions et de notre armée sont dirigées par des étrangers ? Que des pays voisins pillent le Congo au jour le jour ? Et c’est avec ces gens-là que vous comptez assurer l’indépendance et la souveraineté du Congo? Heureusement que cette rhétorique ne trompe aucun de nous maintenant. L’histoire du Congo montre que chaque dictature se nourrit de cette rhétorique pour distraire et se maintenir au pouvoir en entretenant une lutte imaginaire contre des ennemis dont on sert les intérêts.
3. Sans vergogne, vous voyez dans votre Front un projet de développement économique et d’émergence pour le Congo, concept idéologique vide qu’un intellectuel de votre rang aurait mieux fait d’éviter. J’espère que l’historien que vous êtes n’a pas oublié tous les scandales financiers de la Famille Kabila qui a fait du Congo sa propriété privée. Ce n’est pas à vous que je vais rappeler les 80 entreprises familiales des Kabila qui drainent toutes les richesses du Congo. Je n’ai jamais cru que les intérêts égoïstes pouvaient rendre aveugle un historien de votre rang. J’ai même failli pleurer, quand vous parlez du progrès social comme un objectif du Front. C’est là que j’ai compris que vous êtes entré dans la bulle de la Kabilie qui ignore le vécu des millions des Congolais depuis 17 ans. Pour votre mémoire, des centaines des milliers d’enfants meurent de faim au Kasaï. Pourquoi n’avez-vous pas pensé à eux?

Cher Professeur, je termine cette lettre en vous disant que l’historien que vous êtes est sorti de l’Histoire ce samedi 14 Juillet 2018. Il s’agit de l’Histoire de tout un Peuple qui lutte pour la liberté et la dignité de ses enfants. Vous êtes sorti de l’histoire de nos combats. Vous êtes sorti de la Mémoire des opprimés qui n’écouteront plus jamais vos “Mémoires d’un Continent” de la même façon. Je vous remercie au moins de nous avoir aidé à ne pas compter sur vous dans nos combats.

Bien à vous l’activiste Gloria

LES ELECTIONS EN RDC, faut-il y croire?

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Set up de la machine à voter
Bote Shepo

Le processus électoral en RDC évolue dans un climat remplis de beaucoup d’inquiétudes et suscitant plusieurs questions; entre autre celle de savoir si Nanga, le président de la CENI, est prêt à abandonner la machine à voter puisque  la majorité d’opinions, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur  du pays, est contre cette procédure. Aussi nous demandons-nous si l’opposition est prête à aller aux élections avec la machine à voter d’autant plus qu’il s’avère claire que Nanga n’est pas prêts à abandonner la machine à voter.

La plus récente sortie médiatique de Nanga sur RFI révèlait sa détermination à garder sa position, surtout lorsqu’il dit : « mon travail n’est pas de créer la confiance, je suis là pour réaliser les élections ». A ces propos considérés d’arrogant, de méprisant ou de belliqueux par certains politiques congolais de l’opposition les réactions ne se sont pas fait attendre sur Twitter. Martin Fayulu, président de l’ECIDE et candidat aux élections présidentielles, voit dans cette position une intention à organiser « les élections chaotiques plutôt que apaisées que réclament les congolais ». A son tour, le Leader du mouvement citoyen Les Congolais Débout, Mr Sindika Dokolo, raisonne plus catégorique en affirmant qu’ « avec la machine à voter, on nous prépare des élections dont personne, à part la MP, n’acceptera les résultats. Ceux qui continuent d’affaiblir l’Etat en RDC méritent la prison». Le mouvement citoyen LUCHA, quant à elle, ne croit pas à la possibilité des élections libres, transparentes et apaisées avec une CENI qui ne rassure pas ni n’inspire pas confiance. La RDC, selon la LUCHA, va tout droit vers une crise que l’on ne saurait contenir. Et l’UDPS est catégorique, « il n’y aura pas de machines à voter ».

Au regard de cette situation il y a lieu de se demander si les élections en RDC vont réellement se réaliser. Et ceux là qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, continuent à affirmer la tenue des élections en Décembre 2018, ne voient-ils pas toutes ces incohérences d’actions dans le chef des acteurs ?

Le CLC vient d’adresser ce 23 Juin 2018 une lettre d’alerte au président de l’UA avec copies adressées au Secrétaire Général de ONU, au président de la SADEC, de la CEEAC et de la CIRGL qui les met en garde face à la situations politique et au danger que court le pays du fait de la non évolution de celle-ci.

Il est temps de ne plus se voiler la face. Le peuple congolais n’a plus besoin d’entendre des discours politiciens, prometteurs et vides de sens de la part des acteurs et des partenaires d’autant plus que les faits révèlent les signaux clairs d’une descente inévitable vers un gouffre chaotique. Pourquoi ne pas sanctionner directement le pillon clé de cette crise entre autre le président de la CENI, ou même exiger sa démission puisque plusieurs preuves mènent à lui comme élément central de la prévisible crise électorale, surtout qu’il ne fait pas preuve d’indépendance ?

 

Address by the Minister of Home Affairs, Mr. Malusi Gigaba MP, on the occasion of the World Refugee Day at Constitution Hill, Johannesburg, on 20 June 2018

SA-Department-of-Home-AffairsWorld Refugee Day is an important expression of our collective solidarity with the 65 million people around the world who have been forced to leave their homes due to war, persecution and violence.
As we stand #WithRefugees, we must reflect on the enormous disruption and difficulty faced by refugees and displaced persons, and highlight the need to assist them by providing a safe place, and welcoming them into our communities, our schools, and our workplaces.
We thank South Africans for the generosity they have demonstrated over the years as they hosted over 126 000 refugees recorded since 2009, and many more asylum seekers.
This affirms not only our continued gratitude to peoples of the world, particularly those of Africa, who hosted fellow South Africans as refugees during the apartheid-colonial era, often at great cost to their own lives, but it also affirms our continued conviction in the principled of human and African solidarity.
We re-affirm the bold and visionary words of our struggle hero, Steve Biko, who prophesised even as the darkest cloud of racial tyranny enveloped our country, that,
“We have set out on a quest for true humanity, and somewhere on the distant horizon we can see the glittering prize. Let us march forth with courage and determination, drawing strength from our common plight and our brotherhood. In time we shall be in a position to bestow upon South Africa the greatest gift possible – a more human face.”
We were privileged as a people to have out of our own loins the type of leadership that could see vividly the enormous potential of our struggle, the glittering prize, and could out most eloquently and in the principled fashion the future of our country that we were fighting for, and challenge us amidst the travails of the moment to seek a more human society than the one imposed on us by racial tyranny, which had forced our people to be beggars in their own country and refugees in their own motherland, Africa!
Addressing the Organisation of African Unity in 1994, for the first time as the newly-elected President of the liberated South Africa, having thanked the OAU leaders for their contribution and role to this titanic effort, President Nelson Mandela said,
“Africa shed her blood and surrendered the lives of her children so that all her children could be free. She gave of her limited wealth and resources so that all of Africa should be liberated. She opened heart of hospitality and her head so full of wise counsel, so that we should emerge victorious. A million times, she put her hand to the plough that has now dug up the encrusted burden of oppression accumulated for centuries.”
He then went on to say,
“The total liberation of Africa from foreign and white minority rule has now been achieved… Finally, at this summit meeting in Tunis, we shall remove from our agenda the consideration of the question of Apartheid South Africa. Where South Africa appears on the agenda again, let it be because we want to discuss what its contribution shall be to the making of the new African renaissance. Let it be because we want to discuss what materials it will supply for the rebuilding of the African city of Carthage.”
Today, yet again for the 24th time since the liberation of our country, we stand here at this historic site at Constitution Hill to re-affirm the correctness of President Mandela’s injunctions that South Africa is indeed part of a broader titanic African effort to give new birth to our continent.
Our contribution to the protection of refuges is not merely borne out of gratitude for humankind’s efforts to help free our country, but it is borne out more deeply of our humaneness and our conviction in the ethos of human rights and human freedoms.
Through this, and our other efforts to bring about peace and restore the political and economic stability of our continent, we are providing the materials Madiba spoke about that rebuild the African continent and ensure that we bestow to our country, as Biko enjoined us, ” the greatest gift possible – a more human face.”
We know that in some instances we are found wanting, incapable of fulfilling our own best intentions because of lack of capacity and sometimes inadequate policy responses.
But we do our best under the circumstances, and our efforts thus far to host and provide protection to refugees has demonstrated our sincerest political will.
This has made our country over the years to become one of the largest host countries for refugees worldwide.
Our contribution is understandable; after all, it is developing countries who host the majority of the world’s refugees.
On this day, we need to redouble our efforts to develop a positive approach to refugee protection globally.
Such an approach needs to respond to displacement with legal channels of migration, rather than fear-based, fragmented and draconian responses which have consigned asylum seekers to further hardship and appalling conditions in many cases.
Since the last World Refugee Day, Africa and the world was horrified to learn about African migrants in Libya being auctioned into slavery.
This was a direct consequence of an ill-advised plan by European countries to rely on Libya, a fragile state, to detain and repatriate migrants to prevent them from crossing the Mediterranean.
Thousands of migrants and refugees die every year while seeking safety, crossing the Sahara desert and the Mediterranean Sea.
It is therefore encouraging that the European Union has since engaged with the African Union on more humane responses to refugee and migrant flows.
It further highlights the need to forge a global response to refugee protection, building on the New York Declaration.
For this response to be successful, developed countries must take an appropriate share of the global responsibility for refugee protection.
Hardening official attitudes to refugees by governments, and in the political discourse, of several wealthy countries in the global North should concern us all.
We need global leadership and vision based on our common humanity, respect for international obligations, and the desire to create a better world.
Programme Director,
Even as we must work hard to uphold refugee protection internationally and at home, the long-term solution must include work to address the issues which displace people in the first instance.
Africa hosts the largest number of displaced persons worldwide.
According to UNHCR, in 2017 Africa had more than 24 million people displaced because of conflict, persecution, human rights abuses and food insecurity.
The solutions therefore must be found in inclusive development, consolidation of democracy, conflict prevention and resolution, and efforts to mitigate and adapt to climate change.
On our continent, areas of the greatest concern to UNHCR in terms of the number of refugees include South Sudan, Somalia, the Democratic Republic of Congo, the Central African Republic, and Burundi, among others.
We are encouraged by the leadership role the African Union has taken on peace, security and democratic governance issues in these countries.
South Africa has always supported these efforts and will continue to do so.
We must fully embrace the Pan-African mission articulated in Agenda 2063, to build: “an integrated, prosperous and peaceful Africa, driven by its own citizens and representing a dynamic force in the international arena.”
We must act on Agenda 2063’s call to silence the guns by 2020, ending all conflicts on the continent through dialogue-centred conflict prevention and resolution.
The displacement of tens of millions of Africans causes enormous human suffering, and social and economic disruption, particularly to women and children.
Programme Director,
South Africa remains committed to protecting refugees and strengthening our institutional arrangements in this regard.
Accordingly, we are in the process of updating our policies and regulations with regard to international migration and refugees.
We intend further to strengthen our capacity to speedily process asylum claims through various interventions which are complemented by our new international migration policy which seeks to address the challenges occasioned by the large number of economic migrants who abuse the asylum seeker process to regularize their stay in South Africa.
We have been clear over the years that South Africa does not have a refugee problem.
We host a manageable number of refugees, who reside in safety here in South Africa.

Rather, we have a problem of irregular migration.

In recent years, spurious asylum applications by economic migrants overwhelmed our system, resulting in inordinately long wait times for decisions for applicants.
This made it extremely difficult to identify and respond to the needs of genuine refugees.
Our new international migration policy presents a new approach to better manage irregular and economic migration, through regularisation of existing migrants already residing in South Africa, and creating new visa options for citizens of neighbouring countries to reside in South Africa legally.
It is hoped that these improvements will reduce the number of unfounded applications particularly by economic migrants and improve speedy adjudication of asylum claims.
Other developments include our use of technology to manage the asylum system.
The Desmond Tutu Refugee Reception Office in Pretoria was once notorious for long wait times, client frustration and chaotic crowds, which were a breeding ground for corruption and other exploitation.
Now, the implementation of an automated booking system with self-extension capability has completely transformed the office and alleviated huge frustration for asylum seekers.
These innovations are being rolled out to other refugee reception offices such as Musina, Cape Town and Port Elizabeth.
A new Port Elizabeth RRO will be opened in October 2018.
The old Port Elizabeth RRO continues to serve existing clients.
The new office will provide adequate accommodation with which to extend better services to persons with legitimate claims.
It has a streamlined process flow, as wells as open spaces, baby-changing stations and multiple ablution facilities.
Provision has also been made to accommodate the Standing Committee for Refugee Affairs and Appeal Board hearings.
In November we launched a new travel document for refugees, with improved security features, which is compliant with International Civil Aviation Organization (ICAO) and UNHCR standards.
On this day, we extend our solidarity to the Palestinian refugees and internally-displaced people who continue to face extraordinary and inhumane persecution, robbed of their birth-right to freedom and subjected to gross inhumanity.
We, the people of South Africa, know only too well the injustice to which we were subjected by the crime of apartheid, and are consequently duty bound to stand with the Palestinian people in their just struggle for freedom, statehood, peaceful existence and coexistence with their neighbours, including the people of Israel, and for a return to their motherland.
World Refugee Day is an important expression of solidarity with the tens of millions of people worldwide, who have been forced to flee their homes because of war, persecution and violence.
The international community of nations must come together to forge a positive, coordinated response to the challenge of refugees.
Wealthy countries must do more to assist with refugee resettlement.
Importantly, we must deal with the root causes of displacement: conflict, insecurity, and underdevelopment.
As a continent, we must redouble our efforts to work together to advance inclusive development, consolidation of democracy, peace building and conflict resolution efforts.
South Africa remains committed to refugee protection, and will continue to improve our institutional arrangements to identify and provide assistance to refugees.
I thank you.

MEDIA STATEMENT ON IMMIGRATION AND LABOUR RAIDS IN CAPE TOWN

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ISSUED BY THE DEPARTMENT OF HOME AFFAIRS, Published: 10 May 2018 

In response to complaints lodged, the Departments of Home Affairs and Labour, in conjunction with the SA police, conducted raids on businesses employing illegal foreign nationals, in Cape Town on Wednesday, 09 May 2018.

The raids were conducted in China City in Milnerton and Canal Walk in Century City. In total, 25 illegal foreign nationals were arrested for contravening the Immigration Act. The number of those arrested is expected to increase as investigations are continuing. A manager at one of the restaurants that were visited will be charged for contravention of the Immigration Act, which prohibits employment of illegal foreign nationals in South Africa.

Random inspections at places of employment are conducted to ensure employers of foreign nationals comply with immigration laws. Employing foreigners who are not in possession of enabling documents is an offence. The department, working in partnership with other law enforcement agencies, will continue to enforce immigration legislation with no respite.

Those who persist in flouting immigration and labour laws of the country will face the full might of the law. This is in support of the national drive towards safer communities wherein citizens and documented foreign nationals are and feel safe.

For media enquiries contact Thabo Mokgola on 060 962 4982 or Mayihlome Tshwete on 072 869 2477

 

French Version

En réponse aux plaintes déposées, les ministères de l’Intérieur et du Travail, conjointement avec la police Sud Africaine, ont mené des bouclages sur les entreprises employant des ressortissants étrangers illégaux, à Cape Town, le mercredi 09 mai 2018.

Ces bouclages ont été menés à China City à Milnerton et à Canal Walk à Century City. Au total, 25 étrangers illégaux ont été arrêtés pour avoir enfreint la loi sur l’immigration. Le nombre de personnes arrêtées devrait augmenter à mesure que les enquêtes se poursuivent. Un responsable de l’un des restaurants visités sera accusé de violation de la loi sur l’immigration, qui interdit l’emploi de ressortissants étrangers illégaux en Afrique du Sud.

Des inspections aléatoires sur les lieux de travail sont menées pour s’assurer que les employeurs des ressortissants étrangers se conforment aux lois sur l’immigration. L’emploi d’étrangers qui ne sont pas en possession de documents non valables constitue une infraction. Le departement, en partenariat avec d’autres organismes d’application de la loi, continuera d’appliquer la législation en matière d’immigration sans répit.

Ceux qui persistent à bafouer les lois sur l’immigration et le travail du pays devront faire face à la pleine force de la loi. Ceci est en faveur de la campagne nationale vers des communautés plus sûres dans lesquelles les citoyens et les ressortissants étrangers documentés se sentent en sécurité.

RDC : Les 5 arguments de la GECAMINES pour dissoudre KCC, filiale de Glencore

La Gécamines a assigné le 20 avril 2018 Kamoto Copper Company SA (KCC) et son groupe d’actionnaires majoritaires contrôlé par Glencore, devant le Tribunal de Commerce de Kolwezi, aux fins de solliciter de ce dernier la dissolution de KCC pour cause de non-reconstitution de ses fonds propres dans le délai légal. KCC est une société commune détenue à hauteur de 25% par le Groupe Gécamines et 75% par le Groupe Glencore.

Après la publication le  22 avril 2018 par Katanga Mining, filiale de Glencore, de sa réaction au sujet de cette procédure judiciaire, la Gécamines a apporté son argumentaire qui s’étale sur cinq points :

  1. Gécamines s’est trouvée dans l’obligation d’engager cette procédure, dès lors que la situation justifiant une mise en dissolution judiciaire est caractérisée depuis maintenant plus de 10 ans, sans qu’aucune régularisation ne soit intervenue, malgré les nombreux rappels à l’ordre.
  2. Au contraire, il ressort que, durant cette période, par une série d’accords financiers et commerciaux intragroupe, le groupe d’actionnaires majoritaires a mis en œuvre une politique qui a abouti à ponctionner, à son seul profit, la trésorerie et la richesse de la société commune.
  3. En effet, en se basant uniquement sur les quatre derniers exercices, la dette financière est ainsi passée de 3.233.736.880 USD à 4.572.497.908 USD et la dette commerciale de 1.967.255.847 USD à 4.473.525.056 USD, en sorte que la société se trouve endettée, fin 2017, à l’égard du Groupe Glencore à hauteur de 9 milliards USD, le tout en supportant des taux d’intérêt annuels pouvant atteindre 14%, très loin des conditions auxquelles la maison-mère emprunte, pour ensuite prêter à la société commune. Ce sont ainsi plusieurs centaines de millions de dollars d’intérêts qui sont chaque année dus par KCC au groupe d’actionnaires majoritaires.
  4. La politique des contrats de service et de sous-traitance organisée en faveur des sociétés affiliées du Groupe Glencore a constitué une autre forme de pratique au détriment de Gécamines, qui a contribué à affecter les résultats de cette société commune, laquelle n’a jamais versé le moindre dividende.
  5. Ainsi, alors que depuis 10 ans, conformément à la loi, la société aurait pu être dissoute et les titres miniers récupérés par Gécamines sans contrepartie financière, il s’est perpétué une forme de gestion qui a porté gravement atteinte aux intérêts de Gécamines et plus généralement de la RDC, et à laquelle il est désormais indispensable de mettre fin.

Contexte

  • Katanga Mining Limited, qui exploite un complexe minier de cuivre et de cobalt à grande échelle en RDC, par l’intermédiaire notamment de Kamoto Copper Company (KCC), a perdu près de la moitié de sa valeur en un seul jour après l’annonce de la GECAMINES d’intenté une action en justice pour dissoudre KCC.
  • KCC, codétenue par la GECAMINES et GLENCORE (entreprise mère de Katanga Mining Limited), avait déclaré le mois dernier avoir été contrainte de reconnaître un déficit de financement dès 2014. Ce qui aurait fait tomber la valorisation de la société en dessous de la moitié de son capital autorisé. Le fait que le problème n’ait pas été résolu à l’échéance du 31 décembre 2017 avait ouvert la voie à des éventuelles poursuites judiciaires.
  • KCC produit du cuivre et du cobalt au concentrateur de Kamoto, exploite l’usine métallurgique de Luilu, la mine souterraine de Kamoto et deux gisements à ciel ouvert d’oxyde à Kolwezi. Le projet Kamoto a débuté sa production commerciale le 1er juin 2008.

POLITICAL PARTICIPATION OF REFUGEES: BRIDGING THE GAPS

What can be done to enhance the participation of refugees and asylum seekers in the political life of their host countries and their countries of origin? What legal and institutional mechanisms are needed to create enabling environments to foster their participation, and which factors might hinder this participation?2018-4-23-political-participation-of-refugees-bridging-the-gaps-event-IntIDEA

This report explores the possible answers to these questions, focusing on refugees from Afghanistan, the Democratic Republic of the Congo, Somalia, South Sudan and Syria, and their experiences in eight host countries: Germany, Kenya, Lebanon, South Africa, Sweden, Turkey, Uganda and the United Kingdom.

Drawing on a total of 638 in-depth interviews with refugees and key informants, the report provides unique insights into the challenges and opportunities related to refugees’ political participation.

Recognizing the dual role of refugees as political actors, the Refugees, Asylum Seekers and Democracy project aims to explore the challenges and opportunities related to the political participation of refugees in their host countries and countries of origin.

The Refugees, Asylum Seekers and Democracy project was made possible by funding from the Robert Bosch Stiftung.

Extra-ordinary Double Troika Summit of SADC

 

SADCThe Southern African Development Community (SADC), will convene a Double Troika Summit of the Heads of State and Government of the regional body on 24th April, 2018 in Luanda, Angola. The Summit will be attended by the Heads of States and Governments, or representatives from the Double Troika Member States which comprise of the Republic of South Africa as the Chair of SADC; the Republic of Namibia as the Deputy Chair of SADC; the Kingdom of Swaziland as the out-going Chair of SADC; the Republic of Angola as the Chair of Organ on Politics, Defence and Security Cooperation; the Republic of Zambia as the incoming Chair of Organ; and the United Republic of Tanzania as the outgoing Chair of Organ.
The Summit will receive Reports on the political and security situation in the SADC region to enable the regional leaders to appreciate the progress made in the implementation of SADC decisions in the Kingdom of Lesotho and the Democratic Republic of Congo (DRC).